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Guides par espèce de bonsaï

Chaque espèce demande une lumière, un arrosage et une taille un peu différents. Choisissez votre arbre ci-dessous pour un guide d'entretien complet.

Bonsaï de genévrier

Bonsaï de genévrier

Juniperus spp. (le plus souvent J. chinensis et J. procumbens)

L’entretien d’un bonsaï de genévrier, c’est souvent là que tout le monde commence, et pour une bonne raison. C’est l’arbre que beaucoup imaginent quand on dit « bonsaï » : robuste, facile à travailler visuellement, et parmi les conifères, un de ceux qui pardonnent le mieux les erreurs de débutant.

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Bonsaï de pin

Bonsaï de pin

Pinus thunbergii (pin noir du Japon) et P. sylvestris (pin sylvestre)

L’entretien d’un bonsaï de pin, c’est l’épreuve technique qui sépare ceux qui “ont déjà essayé” du travail régulier en atelier. Et la taille par chandelles en deux-flux, qui permet d’obtenir la silhouette classique en “nuages” et en étages, vaut vraiment le coup d’être apprise correctement, pas devinée au hasard.

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Ficus bonsai

Ficus bonsai

Ficus microcarpa, F. retusa, and F. benjamina

Le ficus en bonsaï, c’est pour moi le meilleur point de départ si vous voulez une espèce qui a vraiment des chances de vivre… même sur un rebord de fenêtre, et même quand on débute. Après plus de vingt ans à voir des gens perdre des arbres auxquels ils n’étaient pas préparés, je pointe encore très souvent le ficus en première recommandation, parce qu’il pardonne plus que la plupart.

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Bonsaï d’érable du Japon

Bonsaï d’érable du Japon

Acer palmatum

L’érable du Japon est un bonsaï qui récompense la patience. Avec une taille suivie, on obtient une ramification fine, et à l’automne le feuillage peut passer par le jaune, l’orange puis le rouge profond avant de chuter. Mais je dois le dire franchement : son écorce et sa nouvelle végétation sont fines et la plante encaisse mal un soleil d’après-midi trop violent. Et, dans ma pratique en Italie puis en adaptant aux climats français, la mauvaise place est l’erreur n°1 qui abîme les bonsaïs d’Acer palmatum.

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Olivier (bonsaï)

Olivier (bonsaï)

Olea europaea

L’entretien d’un bonsaï d’olivier, c’est du bons sens, façon sud de l’Italie. C’est un arbre solide, fait pour encaisser la sécheresse, et qui peut donner l’impression d’avoir “cent ans” sur un tronc qui n’en a qu’une vingtaine, à condition de ne pas le noyer.

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Orme de Chine (Ulmus parvifolia)

Orme de Chine (Ulmus parvifolia)

Ulmus parvifolia

L’orme de Chine en bonsaï, c’est une espèce que je recommande très souvent comme « seconde » espèce, parce qu’elle ramifie vite et qu’elle pardonne pas mal d’erreurs. Et avec des feuilles petites, on peut obtenir quelque chose de très convaincant sans devoir s’armer de patience pendant des années comme sur certains pins ou érables.

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Grenadier (Punica granatum) en bonsaï

Grenadier (Punica granatum) en bonsaï

Punica granatum

Le grenadier en bonsaï récompense vraiment l’attention portée au soleil. C’est l’une des rares espèces qui fleurit et fructifie correctement en pot, avec de grandes fleurs orange-rouge en été, puis de petits fruits ornementaux qui suivent la floraison.

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Orme du Japon (Zelkova)

Orme du Japon (Zelkova)

Zelkova serrata

Dans la zelkova, je dirais que tout tourne autour de l’assiduité. C’est l’arbre qui a servi de référence à la silhouette en “balai” (hokidachi) que beaucoup voient dès qu’on parle de bonsaï. Et si cette cime fine et symétrique existe, ce n’est pas parce qu’il y a un geste magique. C’est surtout une question de régularité, surtout au moment de la pousse.

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Prunus (abricot ou prunier d’ornement) en bonsaï

Prunus (abricot ou prunier d’ornement) en bonsaï

Prunus mume et P. cerasifera

Pour le bonsaï Prunus, tout se joue autour d’une seule idée : une floraison qui s’ouvre en fin d’hiver, juste avant l’apparition des feuilles. Et la meilleure manière de “sacrifier” la floraison de l’année suivante, c’est de se tromper de timing au moment de la taille.

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Bonsaï de Chêne

Bonsaï de Chêne

Quercus spp. (souvent Q. ilex et Q. robur)

Le chêne est un bonsaï pour ceux qui acceptent d’attendre. Chez beaucoup de gens, il faut plusieurs saisons avant d’obtenir ce réseau de fines ramifications qui fait tout l’effet. Dans le sud, moi j’ai l’habitude de voir le chêne vert (Quercus ilex) encaisser nos étés avec une tranquillité presque agaçante, surtout une fois qu’il a pris dans son pot et son substrat.

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Lonicera (haie en miniature)

Lonicera (haie en miniature)

Lonicera nitida

Le bonsaï de Lonicera, c’est l’équivalent d’une haie qui n’arrête jamais de vouloir redevenir une haie. Ça ressemble à une plainte, mais c’est justement ce qui en fait une espèce très tolérante pour apprendre, surtout si on cherche une matière qui pardonne les coupes et permet de corriger vite.

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Sapin en bonsaï

Sapin en bonsaï

Abies spp.

Le sapin est un conifère que je respecte plus que je ne le “mets en vitrine”, honnêtement. Il demande une patience réelle et une prudence particulière sur les racines, choses que beaucoup n’imaginent pas quand, au premier regard, on le croit juste “comme un autre pin” sur le banc.

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Érable trifide (bonsaï)

Érable trifide (bonsaï)

Acer buergerianum

L’érable trifide, c’est l’arbre que je confie volontiers à quelqu’un qui a dépassé le stade du genévrier et qui veut vraiment voir ce que le travail en saison apporte à un bonsaï caduc. Pour être direct: c’est un des caducs les plus tolérants. Il encaisse beaucoup mieux les erreurs qu’un érable du Japon, qui punit parfois au moindre excès.

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Bonsaï de troène de Chine

Bonsaï de troène de Chine

Ligustrum sinense

Le bonsaï de troène de Chine (Ligustrum sinense) est, pour ainsi dire, du matériel plutôt “facile” à travailler. C’est un arbuste vigoureux qui pardonne très bien les coupes franches, au point qu’on peut vraiment apprendre les tailles de structure sans craindre à chaque fois de le condamner.

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Entretien du bonsaï de buis

Entretien du bonsaï de buis

Buxus sempervirens / B. harlandii

Le buis met votre patience à l’épreuve d’une façon différente de celle du chêne, car il pousse si lentement qu’on a parfois l’impression que rien ne bouge d’une saison à l’autre. Et pourtant, cette attente finit par payer: un feuillage très dense, fin et bien “serré”, avec un entretien ensuite relativement raisonnable une fois l’arbre installé.

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Cotoneaster (Cotonéaster) en bonsaï

Cotoneaster (Cotonéaster) en bonsaï

Cotoneaster horizontalis / C. microphyllus

Le cotoneaster fait partie des rares espèces de bonsaï capables de vous donner des fleurs et des baies sans exiger un entretien compliqué comme beaucoup de plantes à floraison. Et surtout, sa silhouette naturelle retombante et étalée travaille pour vous, ce qui simplifie vraiment la mise en forme.

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Azalée Satsuki

Azalée Satsuki

Rhododendron indicum

L’azalée Satsuki (Satsuki) est cultivée avant tout pour sa floraison de début d’été. C’est tellement spectaculaire que cela justifie, le reste de l’année, toute la rigueur imposée par son sol acide et par des arrosages très maîtrisés.

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Soin du bonsaï de Glycine

Soin du bonsaï de Glycine

Wisteria floribunda / Wisteria sinensis

Le bonsaï de glycine se cultive avant tout pour une chose, et seulement celle-ci : ses grappes pendantes de fleurs, qui transforment une liane ligneuse en l’un des sujets les plus photographiés d’une collection pendant deux à trois semaines, au moment de la floraison.

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Ginkgo (bonsai)

Ginkgo (bonsai)

Ginkgo biloba

Le ginkgo est l’un des arbres encore vivants les plus anciens au monde, appartenant à une lignée qui remonte à des centaines de millions d’années. En bonsaï, cette histoire se ressent dans le comportement de l’arbre et, surtout, dans son automne: ses feuilles en forme d’éventail passent, en une seule couleur uniforme, à un or très vif, parfois presque d’un coup.

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Bonsaï de hêtre d’Europe

Bonsaï de hêtre d’Europe

Fagus sylvatica

Le bonsaï de hêtre d’Europe est un choix classique pour le style droit formel, apprécié pour son écorce grise et lisse et pour sa tendance particulière à retenir des feuilles mortes, papyracées, tout l’hiver si l’arbre est conduit d’une certaine façon.

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Bonsaï de charme

Bonsaï de charme

Carpinus betulus (européen) / Carpinus turczaninowii (coréen)

Le charme fait, en bonsaï, à peu près tout ce que le hêtre fait, avec une silhouette droite, des ramures fines et une bonne tenue en hiver. Là où il se distingue vraiment, c’est sa capacité à repartir après des tailles plus dures. Et au fil des années, il développe ce tronc strié, « musculaire », que le hêtre ne reproduit pas aussi nettement.

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Cèdre en bonsaï (Cedrus atlantica / Cedrus libani)

Cèdre en bonsaï (Cedrus atlantica / Cedrus libani)

Cedrus atlantica / Cedrus libani

Un vrai cèdre en bonsaï, ce n’est pas juste “un conifère de plus”. La silhouette est immédiatement reconnaissable, avec des “couches” de branches horizontales, légèrement retombantes, comme des petites terrasses empilées le long du tronc. Même quand on ne connaît rien aux conifères, on comprend vite qu’on n’a pas affaire à un pin ou à un genévrier.

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Bonsaï de Mélèze (Larch)

Bonsaï de Mélèze (Larch)

Larix decidua / Larix kaempferi

Le mélèze casse l’idée que tout conifère serait persistant. C’est un conifère caduc, il perd ses aiguilles en automne après leur passage par un doré chaud. Et juste après, au printemps, il repart avec de petits bouquets d’aiguilles tendres d’un vert vif. Pour moi, c’est l’une des espèces de bonsaï les plus “lisibles” au fil des saisons : on obtient vraiment une scène d’automne, pas juste une nuance qui s’éteint.

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Bonsaï de Bougainvillier

Bonsaï de Bougainvillier

Bougainvillea glabra / Bougainvillea spectabilis

Le bougainvillier en bonsaï est surtout cultivé pour sa couleur, avec ces bractées “papier”, très vives, enroulant de petites fleurs véritables peu remarquables. C’est une liane épineuse, vigoureuse et naturellement traçante, donc il faut la gérer en continu. En contrepartie, une plante bien installée dans la chaleur peut offrir l’une des floraisons les plus spectaculaires des bonsaïs de climat doux.

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Bonsaï de Crassula ovata (Jade)

Bonsaï de Crassula ovata (Jade)

Crassula ovata

Le bonsaï de jade (Crassula ovata) n’est pas un vrai arbre au sens botanique. C’est une succulente, un arbuste à tige renflée et à feuilles épaisses qui stockent l’eau. Cette particularité explique la plupart des règles de culture, et elle rend la plante beaucoup plus tolérante en intérieur qu’un grand nombre d’autres espèces de bonsaï.

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Serissa Bonsai Care

Serissa Bonsai Care

Serissa japonica (aussi vendue comme Serissa foetida)

La Serissa fleurit presque toute l’année, et en pépinière elle a ce côté “ça a l’air facile”. C’est exactement pour ça qu’on la choisit… puis qu’on la perd en l’espace d’une saison.

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Soin du bonsaï de Pyracantha (aubépine de feu)

Soin du bonsaï de Pyracantha (aubépine de feu)

Pyracantha coccinea

Un pyracantha chargé de baies orange-rouge tout l’hiver est l’un des spectacles les plus marquants sur l’établi. Et, détail que beaucoup sous-estiment, c’est aussi l’un des sujets de bonsaï les moins capricieux à cultiver pour obtenir ce résultat.

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Portulacaria (bonsai)

Portulacaria (bonsai)

Portulacaria afra

On me demande très souvent si la portulacaria est un « jade » bonsaï. La confusion est facile. On retrouve, comme chez le Crassula, des tiges épaisses, des petites feuilles rondes et un port global similaire. Mais la portulacaria est une plante plus rustique dans la pratique, qui pousse plus vite et qui pardonne davantage les erreurs. Pour débuter, c’est, selon moi, l’une des meilleures portes d’entrée dans le bonsaï en pot.

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Carmona Bonsai Care

Carmona Bonsai Care

Carmona retusa, syn. Ehretia microphylla (Fukien Tea)

La Carmona est l’un des bonsaïs d’intérieur importés les plus courants sur le marché. Elle fait aussi partie de celles qui « bouderont » le plus facilement dès qu’on la change de place, c’est pourquoi beaucoup finissent au rayon plantes… dans un mois, parfois sans que le propriétaire ait pourtant fait une grosse erreur.

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Cyprès du Hinoki (bonsaï)

Cyprès du Hinoki (bonsaï)

Chamaecyparis obtusa

Le cyprès du Hinoki (Chamaecyparis obtusa), c’est pour moi le conifère qui donne immédiatement ce look très “jardin japonais”, fin, posé, avec ses palmettes bien étalées. En revanche, ce n’est pas le conifère le plus indulgent pour l’arrosage. Si vous venez du genévrier, il faut changer votre réflexe, car le Hinoki préfère une humidité plus régulière et il s’offusque vite dès que ça sèche trop, surtout avec du vent sec.

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Bonsaï de saule

Bonsaï de saule

Salix babylonica et Salix caprea

Le saule casse presque toutes les “règles” que je donnerais à un débutant. Il veut de l’eau de façon régulière, presque constante, au lieu d’un cycle d’assèchement. C’est justement cette particularité qui permet d’obtenir ses longues branches pendantes et sa silhouette si vivante.

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Soin du bonsaï de camélia

Soin du bonsaï de camélia

Camellia japonica et Camellia sinensis

Un camélia en pleine floraison au cœur de l’hiver est l’une des rares surprises qu’un bonsaï peut offrir, mais pour y arriver il faut soigner la chimie du sol et protéger l’arbre pendant les mois qui précèdent la mise à fleurs.

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Jasmin étoilé (bonsaï)

Jasmin étoilé (bonsaï)

Trachelospermum jasminoides

Avec le jasmin étoilé en bonsaï, c’est un exercice de redirection permanente. La plante veut grimper et s’enrouler, pas rester sagement dans une silhouette. Tout le travail consiste à la convaincre, saison après saison, de pousser « comme un arbre » dans un pot.

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Sageretia Bonsai Care

Sageretia Bonsai Care

Sageretia theezans

Sageretia theezans, vendu dans beaucoup de pépinières sous le nom de « Chinese Sweet Plum », a l’un des écorces les plus jolies que je connaisse chez les bonsaïs, avec des petites plaques gris-brun qui se décollent et une écorce plus claire dessous. Par contre, c’est aussi l’une des espèces qui supporte le moins bien l’air intérieur sec.

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Bonsaï Jasmin Orange

Bonsaï Jasmin Orange

Murraya paniculata

Le Jasmin Orange, c’est le seul bonsaï de ma collection que les gens remarquent d’abord au nez, avant même de regarder le feuillage. Et quand il fleurit, on comprend tout de suite pourquoi cette espèce tient une place à part dans les traditions bonsaï d’Asie du Sud-Est.

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Bonsaï de romarin (Rosmarinus/Salvia)

Bonsaï de romarin (Rosmarinus/Salvia)

Salvia rosmarinus (syn. Rosmarinus officinalis)

Le romarin en bonsaï, c’est un “rare arbre” dans ma collection: technique de taille plutôt agréable, et si vous ne l’oubliez pas au soleil, il prend vite du caractère. Par contre, c’est aussi celui qui punit le plus vite l’excès d’arrosage. Chez moi, quand on se trompe, on s’en rend compte beaucoup plus vite qu’avec d’autres espèces.

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Cyprès chauve (Bonsaï)

Cyprès chauve (Bonsaï)

Taxodium distichum

Le Taxodium distichum est, parmi les conifères de la liste, celui qui tolère le mieux de “rester les pieds dans l’eau”. C’est aussi l’un des rares conifères caducs en bonsaï : il perd ses aiguilles chaque automne, un peu comme un feuillu, pour ensuite repartir de plus belle au printemps.

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Pin de Mugo (bonsai)

Pin de Mugo (bonsai)

Pinus mugo

Le pin mugo est naturellement un « nain » au sens botanique, donc là où un pin noir doit souvent être « tiré » vers un port bien compact, le mugo démarre souvent déjà dense et buissonnant, avec une structure serrée dès le départ.

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Épicéa en bonsaï

Épicéa en bonsaï

Picea abies / P. glauca (dwarf Alberta spruce)

L’épicéa, je le dis toujours à ceux qui commencent, récompense la patience. Ses aiguilles sont fines et courtes, elles se réduisent bien avec une culture sérieuse et permettent de construire une ramification dense, étagée, presque à la manière d’un pin… mais plus lentement, avec moins de “gros coups” possibles. Oui, il peut parfois repartir en bourgeons sur du vieux bois quand l’arbre est en forme et bien placé. Mais cette capacité est limitée, et ce n’est pas un réflexe à utiliser comme on le ferait avec des espèces à bourgeonnement fiable sur vieux bois, comme le genévrier.

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Houx du Japon (Ilex crenata)

Houx du Japon (Ilex crenata)

Ilex crenata

Le houx du Japon, Ilex crenata, est un houx dont les feuilles sont petites, rondes et sans épines, presque comme du buis. Il aime la lumière pour donner le meilleur et ramifier finement, mais il supporte mieux l’ombre que la plupart des espèces de bonsaï d’extérieur. Dans un patio ou sur un balcon qui ne prend que quelques heures de soleil, c’est souvent une option réaliste quand d’autres refuseraient de pousser.

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Bonsaï de genévrier Shimpaku

Bonsaï de genévrier Shimpaku

Juniperus chinensis 'Shimpaku'

Le Shimpaku, c'est le genévrier vers lequel se tournent d'abord les pratiquants sérieux, et une fois qu'on a travaillé son feuillage et son bois mort côte à côte, on comprend pourquoi : rien d'autre dans le genre ne combine cette densité de feuillage fin avec un bois qui se sculpte aussi proprement.

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Bonsaï de genévrier procumbens Nana

Bonsaï de genévrier procumbens Nana

Juniperus procumbens 'Nana'

Si vous avez déjà acheté un bonsaï de genévrier en jardinerie ou dans un centre commercial, il y a de bonnes chances que ce soit celui-ci : le procumbens Nana est le cheval de trait du bonsaï commercial, et cette réputation, il l'a méritée.

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Bonsaï de genévrier de Chine

Bonsaï de genévrier de Chine

Juniperus chinensis

Le genévrier de Chine, ce n'est pas tant un aspect unique qu'un arbre généalogique : c'est l'espèce derrière la plupart des cultivars dressés les plus prisés en bonsaï, et comprendre l'espèce elle-même aide à comprendre pourquoi ses cultivars nommés varient autant entre eux.

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Bonsaï de genévrier Itoigawa

Bonsaï de genévrier Itoigawa

Juniperus chinensis 'Itoigawa'

Si vous avez déjà entendu un pratiquant dire que le feuillage d'un genévrier est exceptionnellement fin, il parlait probablement de l'Itoigawa, une forme Shimpaku du genévrier de Chine prisée pour des sprays de feuillage plus fins et plus lumineux que la norme.

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Bonsaï de genévrier Kishu

Bonsaï de genévrier Kishu

Juniperus chinensis 'Kishu'

Le Kishu, c'est le genévrier vers lequel je me tourne quand quelqu'un veut un shohin ou un petit bonsaï qui garde malgré tout un air convaincant de vieil arbre, parce que le feuillage est assez serré et fin pour rester à l'échelle même sur un arbre qu'on tient dans une main.

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Bonsaï de genévrier sabine

Bonsaï de genévrier sabine

Juniperus sabina

La sabine est l'un des genévriers européens classiques utilisés en bonsaï, même si son aire naturelle s'étend en réalité bien plus loin vers l'est jusqu'en Asie, et beaucoup des plus beaux sujets que j'ai vus n'ont jamais poussé en pot de pépinière, ils ont été arrachés à flanc de montagne avec un bois mort déjà sculpté par des décennies de vent, de neige et de pourriture avant même qu'un outil n'y touche.

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Bonsaï de genévrier à aiguilles

Bonsaï de genévrier à aiguilles

Juniperus rigida

Le genévrier à aiguilles est l'une des espèces classiques du bonsaï japonais traditionnel, et son nom lui va bien : le feuillage est vraiment piquant, disposé en sprays pendants et fins qui retombent et cascadent d'une façon qu'aucun genévrier à feuillage écailleux n'égale vraiment, et travailler de près sur un sujet non taillé sans précaution est un bon moyen de finir la séance avec les mains et les avant-bras griffés.

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Bonsaï de genévrier commun

Bonsaï de genévrier commun

Juniperus communis

Le genévrier commun a l'aire naturelle la plus large de presque tous les conifères de l'hémisphère nord, ce qui donne au matériel collecté un vrai caractère difficile à acheter, mais je le dis clairement d'entrée : c'est aussi l'un des genévriers les plus difficiles à établir en pot après collecte, et j'ai vu de bons arbres prometteurs perdus la première ou la deuxième année par des cultivateurs qui l'ont traité comme un cultivar de pépinière facile.

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Bonsaï de genévrier des Rocheuses

Bonsaï de genévrier des Rocheuses

Juniperus scopulorum

Le genévrier des Rocheuses est l'espèce derrière la plupart des grands bonsaïs américains de genévrier qu'on voit dans les revues, et la raison est simple : le tronc n'a généralement pas poussé en pot de formation, il a été extrait d'une fissure de roche en altitude après avoir survécu seul pendant très longtemps.

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Bonsaï de genévrier de Californie

Bonsaï de genévrier de Californie

Juniperus californica

Le genévrier de Californie est l'espèce à laquelle on pense quand on parle d'un tronc de bonsaï qui a l'air figé en pleine torsion, et contrairement à une bonne partie de ce qui se vend comme matériel de bonsaï, ce mouvement ne vient presque jamais du fil, il vient de décennies passées à survivre sur un coteau sec et balayé par le vent avant que quiconque ne le déterre.

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Bonsaï de genévrier de Virginie

Bonsaï de genévrier de Virginie

Juniperus virginiana

Le genévrier de Virginie, ou « cèdre rouge de l'Est », est un genévrier qui porte le nom d'un autre arbre, et si vous avez cherché un bonsaï de cèdre et que vous êtes arrivé ici, vous êtes au bon endroit, cette espèce n'a rien à voir avec les vrais cèdres au-delà d'un vieux nom commun trompeur et d'un bois rougeâtre aromatique.

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Bonsaï de genévrier Blue Star

Bonsaï de genévrier Blue Star

Juniperus squamata 'Blue Star'

Le Blue Star est le genévrier qu'on prend en jardinerie pour sa couleur, et honnêtement c'est une bonne raison : le feuillage bleu-gris ne ressemble presque à rien d'autre sur le banc de bonsaï, même si la plante en dessous se comporte très différemment des genévriers que la plupart des guides de bonsaï supposent que vous travaillez.

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Bonsaï d'érable champêtre

Bonsaï d'érable champêtre

Acer campestre

Prendre soin d'un bonsaï d'érable champêtre est avant tout une question de tempérament, pas de chichis : c'est un arbre de haies qu'on trouve dans toute l'Europe, capable d'encaisser le vent, un sol pauvre et un vrai hiver rigoureux. La contrepartie de cette robustesse, c'est une couleur d'automne plus discrète, plus dorée, et un chemin un peu plus lent vers une ramification fine.

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Bonsaï d'érable de Montpellier

Bonsaï d'érable de Montpellier

Acer monspessulanum

L'érable de Montpellier renverse les règles habituelles de culture des érables en bonsaï : c'est une espèce native du bassin méditerranéen qui tolère le plein soleil et de courtes périodes de sécheresse mieux que la plupart des érables. Pour qui jardine dans un climat chaud et sec du sud, comme le mien, c'est l'un des érables les plus pratiques à cultiver.

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Bonsaï d’érable de l’Amour

Bonsaï d’érable de l’Amour

Acer tataricum subsp. ginnala (syn. Acer ginnala)

L’érable de l’Amour, c’est ce que je recommande quand quelqu’un veut une belle couleur rouge à l’automne mais jardine dans une région aux hivers vraiment rudes. C’est une espèce originaire des vallées froides du nord-est asiatique, avec une rusticité nettement supérieure à celle de l’érable du Japon, et dans ma pratique, il répond aussi très vite à la taille.

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Bonsaï d’érable du Japon 'Deshojo'

Bonsaï d’érable du Japon 'Deshojo'

Acer palmatum 'Deshojo'

Le Deshojo, on le cultive avant tout pour une chose : la nouvelle pousse de printemps sort d’un rouge vif, presque laqué, et pendant les premières semaines de la saison, toute la couronne semble en feu avant de revenir peu à peu au vert pour l’été. C’est un des cultivars d’érable du Japon que je vends le plus, justement pour cette raison, mais la couleur de printemps est aussi ce qu’on évalue le plus mal, soit en gardant l’arbre trop à l’ombre dans l’ensemble, soit en exposant la jeune pousse tendre à un soleil assez dur pour griller les feuilles mêmes qu’on cherche à mettre en valeur.

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Bonsaï d'érable Kiyohime

Bonsaï d'érable Kiyohime

Acer palmatum 'Kiyohime'

Kiyohime est un cultivar nain d'érable du Japon, sélectionné pour ses petites feuilles et ses entre-nœuds très courts : la nouvelle pousse reste compacte et resserrée, au lieu de s'étirer comme chez un érable du Japon classique. C'est ce qui en fait, à mes yeux, l'un des meilleurs érables pour le shohin et les petites tailles en général, et pour quiconque cherche une ramification fine et détaillée sans passer des années à lutter contre la tendance naturelle de l'arbre à pousser de longues branches dégingandées.

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Bonsaï d'érable Arakawa

Bonsaï d'érable Arakawa

Acer palmatum 'Arakawa'

Arakawa est le cultivar d'érable du Japon qu'on cultive pour son écorce plutôt que pour son feuillage. Avec le temps, le tronc et les branches plus âgées développent une texture rugueuse, liégeuse, presque plaquée, vraiment inhabituelle pour un érable puisque la plupart gardent une écorce lisse toute leur vie. Cette texture est traitée comme un vrai critère de style à part entière, indépendant de ce que font les feuilles ou la couleur d'automne.

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Bonsaï d’érable du Japon Katsura

Bonsaï d’érable du Japon Katsura

Acer palmatum 'Katsura'

Katsura est un cultivar d’érable du Japon cultivé pour son feuillage de printemps, qui s’ouvre orange à jaune plutôt que dans le rouge auquel on pense en général pour un érable à feuillage coloré. Cette éclosion printanière chaude et lumineuse est vraiment particulière face aux cultivars à pousse rouge plus courants dans la même espèce, et elle vire au vert au cours de l’été avant que l’arbre ne se colore à nouveau en automne. Katsura offre ainsi deux spectacles de couleur distincts dans l’année plutôt qu’un seul.

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Bonsaï d’érable du Japon Seigen

Bonsaï d’érable du Japon Seigen

Acer palmatum 'Seigen'

Seigen est cultivé avant tout pour une chose : l’intensité de sa pousse de printemps, quand les nouvelles feuilles sortent dans un rose rouge si vif qu’il arrête les passants devant la pépinière. L’intensité et la durée de cette couleur de printemps dépendent de la lumière, de la température et des conditions de culture, et la pousse tendre a aussi besoin d’être protégée des brûlures dans les semaines qui suivent le débourrement.

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Bonsaï d'érable Shishigashira

Bonsaï d'érable Shishigashira

Acer palmatum 'Shishigashira'

Shishigashira, l'érable tête de lion, se distingue par une feuille qui ne ressemble en rien à celle d'un érable du Japon classique : étroitement recroquevillée et froissée, avec des entre-nœuds courts et un port naturellement dense et de croissance lente. Cette texture inhabituelle change surtout votre façon d'aborder la taille et la mise en forme, bien plus que les soins du quotidien.

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Bonsaï d'érable Beni Chidori

Bonsaï d'érable Beni Chidori

Acer palmatum 'Beni Chidori'

Beni Chidori fait partie des cultivars d'érable du Japon à débourrement rouge printanier, avec une pousse rose crevette au printemps qui vire au vert à l'arrivée de l'été. Il ressemble par son caractère à Deshojo et à Seigen, et les trois se confondent parfois dans le commerce, mais ce sont des cultivars distincts, avec chacun leur couleur de printemps, leur vigueur et leur caractère de feuille propres : les noms ne s'échangent pas les uns pour les autres.

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Bonsaï d'érable Kotohime

Bonsaï d'érable Kotohime

Acer palmatum 'Kotohime'

Le Kotohime se cultive pour une raison avant tout : ses feuilles restent vraiment minuscules, même sur un arbre âgé et bien développé, plus petites que chez presque tous les autres cultivars d'érable du Japon que je travaille. C'est ce qui en fait un excellent choix pour le shohin et le mame, mais la contrepartie, c'est un arbre plus exigeant en matière de régularité des soins qu'un érable du Japon classique, surtout parce qu'il passe sa vie dans un pot plus petit que ce que son système racinaire réclamerait autrement.

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Bonsaï d'érable Mikawa Yatsubusa

Bonsaï d'érable Mikawa Yatsubusa

Acer palmatum 'Mikawa Yatsubusa'

Le Mikawa Yatsubusa est l'un des cultivars nains classiques de l'érable du Japon, cultivé moins pour un trait spectaculaire unique comme la couleur du feuillage que pour la façon dont son feuillage s'empile naturellement en coussins serrés et étagés à mesure qu'il pousse. C'est cette tendance à former des coussins que les cultivateurs recherchent spécifiquement chez lui, et c'est aussi pour cela que l'approche de la taille est un peu différente ici de celle d'un érable du Japon classique : il s'agit moins de construire une ramification à partir de rien que d'empêcher une croissance naturellement dense de s'étouffer elle-même.

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Bonsaï de pin noir du Japon

Bonsaï de pin noir du Japon

Pinus thunbergii

Le pin noir du Japon, c’est l’arbre que la plupart des gens imaginent quand on leur dit « bonsaï de pin » : un tronc épais et musclé, enveloppé d’une écorce sombre et rugueuse, portant des coussins denses et étagés construits au fil des années de décandellation. C’est aussi l’exemple le plus net d’un pin à deux flux, et comprendre ce que cela signifie vraiment fait toute la différence entre cultiver un pin noir convaincant et cultiver un arbuste avec des aiguilles de pin dessus.

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